Détail du poids d’une page
Nous téléchargeons une page comme le ferait le navigateur d’un nouveau visiteur, avec un cache vide et nous comptons chaque octet qui traverse le réseau. Vous obtenez le total, d’où il vient et ce qui pourrait partir.
Chaque fichier a deux tailles
Il y a la taille d’un fichier sur le réseau et sa taille une fois décompressé. Admettons que votre serveur compresse un script de 400 Ko à 110 Ko. Le visiteur paie 110 Ko en téléchargement et en données mobiles et son téléphone doit quand même lire les 400 Ko. Cet outil note le premier chiffre, les octets transférés et affiche le second à côté.
Les octets se transforment vite en temps d’attente. Sur le profil 4G lent que Lighthouse utilise pour ses tests, 1,6 mégabit par seconde, une page de 2 Mo met environ dix secondes à se télécharger et ce avant l’exécution du moindre script.
Ce qui est téléchargé
Une fois le HTML obtenu, l’outil demande ce qu’un navigateur demanderait au premier chargement :
- les feuilles de style et les fichiers annoncés avec
rel="preload"oumodulepreload; - les scripts avec un
src, sauf les solutions de replinomoduleet les types de script qu’un navigateur n’exécute pas ; - les images : pour
srcsetet<picture>, il prend le plus grand candidat qu’un navigateur de bureau choisirait et il litdata-srcsur les images à chargement différé ; - les affiches de vidéo, le favicon et les images dans les attributs
styleen ligne ; - les polices déclarées dans les règles
@font-face(le fichier WOFF2 quand il y en a un, douze polices au plus) et les feuilles de style appelées avec@import.
Quelques limites gardent la vérification courte : 80 fichiers, 6 Mo par fichier, 15 Mo au total. Si une page dépasse 80 fichiers, le nombre de requêtes s’affiche avec « ≥ ».
L’échelle des notes
| Note | Taille transférée |
|---|---|
| A | jusqu’à 0,5 Mo |
| B | jusqu’à 1 Mo |
| C | jusqu’à 2 Mo |
| D | jusqu’à 3,5 Mo |
| E | jusqu’à 5 Mo |
| F | plus de 5 Mo |
Pour vous donner une idée, la page mobile médiane mesurée par HTTP Archive pèse environ 2,3 Mo, ce qui vaut un D ici. Une page peut donc être parfaitement moyenne pour le web et rester lente sur un téléphone.
Que faire des constats
- Images de plus de 200 Ko
- Presque toujours une image servie plus grande qu’elle n’est affichée. Exportez-la à la largeur affichée, ou au double pour les écrans haute densité et laissez
srcsetproposer des versions plus petites aux téléphones. - Images JPEG ou PNG
- Quand le serveur le permet, l’outil réencode les huit images les plus lourdes en WebP (qualité 80) et en AVIF (qualité 55) et montre la taille de chaque résultat. Ainsi, le gain est mesuré sur vos propres images. Servez le nouveau format avec une solution de repli :
<picture> <source srcset="hero.avif" type="image/avif"> <source srcset="hero.webp" type="image/webp"> <img src="hero.jpg" width="1200" height="630" alt="…"> </picture>
- Images sans width ni height
- Ce point ne concerne pas le poids. C’est la raison pour laquelle le texte saute pendant le chargement de la page. Ajoutez les deux attributs.
- Fichiers texte envoyés sans compression
- HTML, CSS, JavaScript ou SVG de plus de 1,5 Ko arrivés sans gzip ni Brotli. L’audit de compression et de cache donne les réglages du serveur.
- Plus de 1 Mo de JavaScript, ou 300 Ko de polices
- Retirez les bibliothèques et les extensions que personne n’utilise, chargez le reste seulement sur les pages qui en ont besoin et gardez deux ou trois graisses de police en WOFF2.
Le chiffre carbone et ce qui n’est pas compté
L’estimation suit la version 4 du modèle Sustainable Web Design. Elle compte 0,300 kWh par gigaoctet transféré, ce qui couvre les centres de données, les réseaux et les appareils des visiteurs avec leur fabrication et multiplie par une moyenne mondiale de 494 g de CO₂e par kWh. Cela donne environ 0,15 g par mégaoctet. La comparaison avec une voiture à essence utilise 170 g par kilomètre. Prenez-la comme un ordre de grandeur, utile pour comparer deux versions d’une page.
Aucun JavaScript n’est exécuté. Tout ce que des scripts chargent plus tard, comme les gestionnaires de balises, les publicités, les widgets de discussion et les images ajoutées au défilement, manque au total. C’est aussi le cas des images d’arrière-plan déclarées dans les feuilles de style et du contenu des vidéos intégrées. Le poids réel est souvent plus élevé que le chiffre affiché.
Questions fréquentes
Quel est un bon poids pour une page de site web ?
Moins de 1 Mo transféré est un objectif confortable pour une page de contenu et moins de 0,5 Mo est excellent. Au-delà de 2 Mo, les visiteurs sur réseau mobile attendent plusieurs secondes rien que pour le téléchargement.
Comment réduire le poids d’une page web ?
Commencez par les images, puisque c’est d’habitude la plus grosse part : réglez bien les dimensions, puis passez à WebP ou à AVIF. Ensuite, activez la compression des fichiers texte, retirez les scripts inutilisés et réduisez les fichiers de polices. Le bloc « Quoi alléger » du résultat les liste par ordre d’impact pour votre page.
Pourquoi la taille diffère-t-elle de l’onglet Réseau des outils de développement de Chrome ?
Les outils de développement comptent tout ce qu’un vrai navigateur charge, y compris les fichiers demandés par les scripts, à la taille de votre propre fenêtre et souvent avec un cache chaud. Cet outil n’exécute pas les scripts et mesure une première visite. Désactivez le cache dans les outils de développement si vous voulez une comparaison équitable.
Le poids d’une page influence-t-il le SEO ?
Pas en tant que chiffre. Mais les pages lourdes ont tendance à avoir un Largest Contentful Paint lent et c’est l’un des Core Web Vitals que Google mesure. Vous pouvez vérifier le vôtre avec le rapport Core Web Vitals.
L’AVIF est-il meilleur que le WebP ?
Les fichiers AVIF sont en général plus petits à qualité visuelle égale, surtout pour les photographies et leur encodage prend plus de temps. Les versions actuelles de Chrome, Firefox et Safari lisent les deux. Le test de conversion montre lequel l’emporte pour chacune de vos images.
Quelle est la précision de l’estimation du CO2 ?
C’est un modèle fondé sur les octets transférés et des moyennes mondiales. Personne n’a mesuré votre serveur ni vos visiteurs. Il convient pour comparer des pages entre elles et reste beaucoup trop approximatif pour une comptabilité carbone.